SOUS LES FEUX DE LA RAMPE

Extrait de Matou Chat N° 1

Texte de Brigitte Bulard-Cordeau

LE BENGAL

Robe soyeuse et poudrée d’or, à rosettes ou marbrures, le chat léopard, corps long et musclé, tient la vedette. Ce champion de saut en hauteur a fait un bond prodigieux dans nos cœurs. En 10 ans, les naissances ont augmenté de 1200 %. Un succès phénoménal pour le Bengal !

Il est en tête d’affiche. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le LOOF (Livre Officiel des Origines Félines) enregistre 159 naissances en 2003, 2167 en 2013. Une augmentation qui dépasse les 1200 %, c’est du jamais vu ! L’écart était important entre 2009 et 2010, passant de 797 naissances à 1153, encore plus impressionnant entre 2011 et 2012, passant de 1359 naissances à 1965, avec un écart de 50 %. Un succès qu’il doit à son caractère de plus en plus aimable mais aussi à son physique.

Beau profil, menton fort, petites oreilles, pointées vers l’avant, larges à la base et à l’extrémité arrondie, le Bengal a le charme d’un chat exotique. Un atout dans notre quotidien où l’évasion rime avec la vie en rose. Il a la beauté du chat sauvage, longue silhouette et tête fine, tout comme le léopard Prionailurus bengalensis, son ancêtre. En aucun cas, indique le standard, il ne doit ressembler aux chats domestiques. Que savons-nous de son origine ?

Il s’agit d’une race créée par l’homme, par le biais d’un croisement entre un léopard et un chat domestique. L’initiative revient à la généticienne Jean Mill, en Arizona. Premier résultat en 1983. Les projecteurs sont braqués sur le chat Kin-Kin. A l’Université de Davis, on obtiendra huit chattes nées de ce même croisement, qui seront confiées à la généticienne. Jean Mill les marie avec des mâles de différentes races, Abyssin, Burmese, Mau Egyptien, c’est ainsi qu’apparaitra l’ancêtre de notre Bengal, qui aujourd’hui force l’admiration. Son arrivée en France a lieu en 1989. Les éleveurs s’efforceront de nous présenter un Bengal qui soit le plus proche du chat léopard.

Coup de foudre pour le Bengal

Laura Macario, de l’élevage Sherpur Bengal, peut nous parler en détail des rosettes, notamment celles qui sont bien serties, et très prisées. Sur les marbrures, idem, elle en connaît un rayon. Le Bengal, elle l’a découvert à l’âge de quinze ans, lors d’une exposition à Monaco, à l’époque où ce sauvageon, plus ou moins agressif ne pouvait être confié au premier venu, ce chat donc, dès qu’elle l’a vu, elle l’a voulu. Un vrai coup de foudre ! Elle ne s’en est pas remise car il lui a fallu attendre d’être en mesure de l’acheter et être autonome pour vivre avec. « Mes parents n’étaient pas d’accord pour m’offrir un Bengal, et,  à cette époque, le caractère n’était pas aussi établi que maintenant, les éleveurs en expos disaient que ce chat n’était pas à mettre entre toutes les mains.».

Devenue assistante vétérinaire, et toujours aussi passionnée d’animaux, elle acquiert un Sacré de Birmanie, une femelle, dont elle aime les yeux bleu saphir et la robe. « Mais je n’accrochais pas », dit-elle. Elle finit par avoir une portée, puis confie la mère chatte une fois stérilisée à une amie. Elle est poursuivie par le Bengal, l’idée d’en avoir un à elle continue à lui trotter dans la tête. « J’aime ce chat, dit-elle. Et on m’a offert ma première Bengal, qui est aujourd’hui âgée de six ans. J’ai décidé de créer mon élevage. »


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