Rencontre avec Loïc Dombreval

Extrait de Matou Chat N°30

Par Brigitte Bulard-Cordeau

« Le chat, on le découvre ! »

Vétérinaire et député, il fait de l’animal son cheval de bataille et porte le chat dans son cœur.

Loïc Dombreval, 53 ans, préside le groupe d’études « Condition animale » de l’Assemblée nationale. Elu député dans la 2e circonscription des Alpes Maritimes le 21 juin 2017. Cétacés, sangliers, animaux de cirque, abattoirs, chiennes reproductrices dans les élevages…Tous les animaux le captivent. Avec son groupe de 44 parlementaires d’horizons politiques différents, il met au premier plan le bien-être animal. BEA, One Welfare sont les maîtres- mots de ses discours, qu’il s’agisse du colloque « Homme-Animal : un seul bien-être ? », le 7 novembre 2018, à l’Assemblée nationale, ou à la Journée des vétérinaires, le 7 février 2019, ou bien encore des Premières Assises de la Prévention- Protection animale, le 30 mars 2019. Sa ferveur transpire dans chacune de ses phrases.

Coup de chance, une même passion nous anime car si nous portons nos amis les animaux dans notre cœur, notre ADN, c’est le chat ! « J’ai toujours eu des chats », affirme  le député vétérinaire. Lors de cet entretien en présence de ses collaborateurs, Valérie Sabau dit Serban et Marc-William Millereau, une évidence nous réjouit : la cause des chats en haut lieu est entendue. On ronronne d’aise.

MATOU CHAT. D’emblée, nous aimerions savoir si les chats vous intéressent

LOÏC DOMBREVAL. J’ai toujours eu des chats. Dès mon âge de six ans. Et j’ai vécu un drame : mon chat Gwenn –un prénom breton tout comme le mien, puisque je m’appelle Loïc- et qui veut dire blanc, avait disparu. C’était un chat tout blanc, angora, magnifique. Je me souviendrai toujours de cette épreuve. J’étais dans tous mes états et c’était atroce. Gwenn était un mâle non castré. Il allait et venait et avait été accueilli dans une maison voisine. Ce sont les enfants du quartier, avec lesquels je jouais, qui me l’ont appris. Lorsque je le retrouvais, au bout de trois jours, mon chat blanc était couvert de feutre, deci-delà, il était tout coloré, bariolé, sans doute paraissait-il trop blanc. La disparition de mon chat m’avait semblé interminable, un enfer pendant trois jours et cela m’a réellement marqué.

Toute ma vie, j’ai eu des chats, des chats de gouttière, aujourd’hui j’ai trois siamois. Extraordinaires. Ils se nomment Platon, la femelle est Colette et leurs deux enfants, Jack et Haoki. Pourquoi j’ai trois chats ? Parce que Colette, après avoir mis bas, n’a pas supporté ses enfants ! Ils sont pourtant extraordinaires, exceptionnels, ces petits Siamois, mais elle est partie et n’a jamais voulu revenir. Elle était identifiée « comme tous les bons chats de vétérinaire », et stérilisée, après avoir eu sa portée. Colette a été récupérée par des voisins. Grâce au lecteur de puce, on a pu aller la chercher et la reprendre, mais elle crachait, feulait, griffait, et voulait quitter la maison.

Je n’ai jamais cessé d’avoir des chats, plein de chats. Je n’ai jamais eu d’autres animaux, excepté des poissons, je n’ai jamais eu de chiens même si je les aime bien.

Seule ma fille Héloïse, a un corgi, un welsh corgi, au museau allongé, blanc, roux et noir, à la différence du cardigan corgi de la reine d’Angleterre, qui est bicolore, blanc et roux.


Suite de l’article,  se procurer le N°30 de Matou Chat

Version Téléchargeable >>>

Version papier >>>