Rencontre avec Christine Pultz

Extrait de Matou Chat N° 12

Texte de Brigitte Bulard-Cordeau

« Au plus près de la réalité pour rendre hommage aux félins »

Christine Pultz a la patte féline. Peindre les grands félins ne l’impressionne guère, elle maîtrise parfaitement le pinceau pour faire nager le tigre, rugir la panthère des neiges, courir le guépard, le serval, le jeune lionceau qui se projette sur les flancs d’un buffle pour sa toute  « Première attaque ». En 2014, « Le lion », qu’elle expose chez Atlantic Gallery, la fait connaitre à New York, alors qu’elle a déjà exposé outre-Atlantique, à Toronto, au Palais des Congrès. En 2015, c’est à Paris que brille son étoile. Son tableau nommé « The king » lui vaut la Médaille de bronze, lors de l’exposition Art en capital, au Grand Palais. Le roi lion est au zénith. Avec le même art, elle nous présente le chat, plus calme et plus tranquille, raffiné, élégant. Somali, Ragdoll et gracieux chatons au poil long, au regard vif… Telles sont  les tendres frimousses qui nous épatent et nous ravissent. Postures, moustaches, plumets, nez de chat, tout est vrai, tellement parfait.

Brigitte Bulard-Cordeau. Comment expliquez-vous que le félin, grand ou petit, est votre animal de prédilection ?

Christine Pultz. J’ai toujours aimé les chats. Mes parents en ont toujours eu. Mais il y a quelques années, j’ai nourri une bande de chats errants dans un chantier et je suis vraiment tombée amoureuse des félins. J’ai voulu les reproduire. Un beau jour, je me suis dit : « mais oui, c’est ça que je veux faire !»

BBC. Vous avez travaillé dans la mode, la haute couture, cela donne-t-il une plus juste perception du détail dans le pelage ? Cela aide-t-il à une fidèle reproduction ?

CP. Je n’ai pas vraiment travaillé dans la mode. A une période de ma vie, j’ai peint des foulards en soie et, lors d’un concours, j’ai approché ce monde, mais rien à voir avec ma façon de peindre les animaux, ces techniques sont tout à fait différentes…

BBC. Entre mouchetures, rayures et taches, existe t-il une hiérarchisation dans la difficulté ? La méthode est-elle la même techniquement ?

CP. Le travail est le même. C’est juste le choix des couleurs qui change, il y a une plus ou moins grande difficulté selon que les poils sont courts ou longs, mais surtout lorsqu’ils sont emmêlés, crépus, etc.

BBC. Quelle sensation éprouve-t-on en faisant le portrait d’un tigre, d’une panthère des neiges ?

CP. J’ai le même ressenti lorsque je peins tous les félins, que ce soit un tigre, une panthère, et même un plus petit félin. C’est toujours le  même respect de l’animal. J’éprouve de l’admiration, et j’ai surtout le désir d’être au plus près de la réalité pour lui rendre hommage. C’est la moindre des choses que nous lui devons.


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