Puces et tiques Comment s’en débarrasser ?

Extrait de Matou Chat N°22

Par  le docteur vétérinaire Valérie DUPHOT

Dès avril, c’est la chasse aux puces et tiques qui s’attaquent au chat mais aussi à toute la maisonnée, au chien, au furet… Du balai !

Tiques et puces menacent le bien-être et la santé des chats : problèmes cutanés, transmission de maladies graves… Chaque année, et ce, tous les mois d’avril à octobre, les traitements préventifs s’imposent pour le chat de la maisonnée comme aux autres animaux. 

Les puces, petits insectes sans ailes au corps aplati et brun, se nourrissent du sang des animaux qu’elles piquent. Ces parasites externes, surtout actifs à l’extérieur d’avril à novembre, peuvent sévir toute l’année dans les habitations. Leurs piqûres provoquent des démangeaisons et des allergies chez les chats prédisposés.

Elles peuvent piquer les humains mais ne restent pas sur eux. Lorsque chats et chiens cohabitent, le chat est souvent infesté sans manifester de signes (contrairement au chien, il ne se gratte pas forcément), d’où l’importance de le traiter régulièrement avec un antiparasitaire efficace.

Il s’infeste en passant sur un site d’éclosion de puces à la maison ou à l’extérieur. La contamination s’effectue généralement sans contact avec un animal infesté. En cas d’infestation, seuls 5 % des puces sont présents sur le chat. Les 95 % restants sont dans l’environnement sous forme d’œufs, de larves ou de cocons contenant des adultes.

Contamination dans le milieu extérieur

Le cycle du parasite (ponte, éclosion des œufs, larves, nymphes, adultes) a lieu dans le milieu extérieur, pas sur le chat. Les puces issues des sites d’éclosion sautent sur les chats passant à proximité. En moyenne, une puce pique quatre fois par jour.

Les piqûres provoquent de petites lésions cutanées pouvant s’infecter si le chat se gratte. Certains chats sont sensibilisés à la salive des puces, qui provoque une dermatite allergique par hypersensibilité aux piqûres de puces (DAPP). Fréquente, elle se caractérise par des démangeaisons parfois très violentes, surtout en région lombaire et au cou. L’intensité des démangeaisons n’est pas proportionnelle au nombre de puces.

Les puces peuvent héberger des larves du ténia Dypilidium caninum. Le chat se contamine en ingérant une puce infestée. Ce parasite intestinal (ver plat mesurant jusqu’à 80 cm) se développe ensuite dans l’intestin. Les segments contenant des œufs rejetés dans l’environnement ressemblent parfois à des grains de riz. Le chat infesté peut se frotter l’arrière-train par terre pour soulager un prurit anal. Ce parasite peut provoquer des diarrhées.

Traiter les lésions cutanées

La prévention des infestations par les puces, de la DAPP et de la transmission du Dypilidium consiste à traiter les chats chaque mois d’avril à octobre avec un antiparasitaire rémanent. Tous les chiens, chats et furets de la maison seront traités en même temps.

Il existe des antiparasitaires en pipettes, collier, spray et comprimés, dont l’efficacité repose sur la bonne utilisation (lire encadré).

En raison de la contamination de l’environnement, il faut en général au moins trois traitements pour se débarrasser des puces sur l’animal.  En cas de forte infestation, il faut traiter l’environnement (maison, appartement) du chat en même temps, avec un antiparasitaire spécifique disponible chez les vétérinaires.


Suite de l’article,  se procurer le N°22 de Matou Chat


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