Le SIBERIEN nous fait chaud au cœur !

Extrait de Matou Chat N°33

Par Brigitte Bulard-Cordeau

Ce grand chat « naturel » venu du froid monte en flèche

Il décroche haut la patte la neuvième position dans le top ten des chats de race, imposant par son poids, sa belle allure, sa fourrure aux trois types de poils, ses lynx-tips. Le saviez-vous ? Ce chat est un marcheur, il vous emmène au bout du monde. Comment sauter le pas ?

Citation

« La plupart des chats, lorsqu’ils sont dehors, veulent être dedans. Et vice versa, et souvent en même temps » (1893-1981). Louis J. Camuti

Vingt ans ! C’est le temps qui s’est écoulé depuis que Faïna, la première chatte  sibérienne Neva Masquerade, variété aux yeux bleus et patron siamois, est arrivée en France. Elle arbore une couleur encore jamais vue chez un Sibérien, le seal smoke point. Un événement. Faïna est accueillie à la Chatterie d’Artannes. Cécile Gautier Dolata, publie sur le site d’un club de race, son roman–photo consacré à ce beau chat. Pratique ! En quelques images et légendes, vous connaissez l’histoire et le portrait du Sibérien.

Mais il y eut un avant. Le Sibérien avait déjà montré le bout de son nez dans nos contrées. C’était en 1990. Il avait été observé sous toutes les coutures. Guy Gringet, devenu spécialiste de la race, avait été le tout premier à accueillir le Sibérien en France. Dire qu’il connaissait bien ce chat est pur euphémisme ! Il a participé à l’élaboration du standard du Sibérien pour le LOOF.

Avant de « déshabiller » notre héros félin que nous allons observer de la tête aux coussinets, intéressons-nous à son histoire. Il serait issu d’un croisement naturel entre le chat domestique importé en Sibérie par les colons russes et le chat sauvage des Monts Oural, dont le territoire immense s’étendait du plateau de Sibérie centrale aux monts du Caucase. C’est un grand conquérant que voilà.  Le Sibérien est présent jusqu’en Australie et en Afrique du Sud. L’Asie n’est pas en reste. Au Japon, à Singapour et dans d’autres pays, le Sibérien a bel et bien marqué son territoire.

A l’origine, c’était donc un chat de ferme, qui courait la campagne. Un jour, un oukase de Pierre-le-Grand donna l’ordre de placer des « chats dans les réserves ». C’est ainsi que le Sibérien est devenu le chat de Saint Petersbourg.

Depuis 1986, il fait la fierté des élevages en Russie. C’est en 1987 que la Kotefei, laquelle à l’origine n’était autre qu’une association canine, établit le premier standard officiel du chat sibérien. Un an plus tard, ce bellâtre arrive en Allemagne, accueilli par la famille Schultz. A Francfort, le standard sera révisé et, comme pour la majorité des races, l’un ou l’autre organisme va mettre son grain de sel et remodeler à sa guise le standard du Sibérien.

En 1990, le WCF (World Cat Federation) approuve ce document officiel puis le rectifie deux ans plus tard. En 1995, c’est le L00F qui approuve le standard du Sibérien, lequel sera aussi reconnu en 1997 par la Fife et en 1998 par la Tica. La Fife reconnaîtra la variante Neva Masquerade (Sibérien colourpoint) en 2009, « tout en distinguant ces deux variantes faisant pourtant partie de la même race », précise Pascal Degory, président du CASIB

Un grand chat « naturel »

Jusqu’à la fin des années 1980, le Sibérien ne passera pas les frontières de la Russie. Il a fallu un événement aussi important que la chute du mur de Berlin, c’était le 9 novembre 1989, trente ans aujourd’hui, pour que ce chat pénètre dans d’autres pays. Il sera introduit en Tchécoslovaquie chez Mmes Reslova et Klepetkova. On le verra également aux USA chez E. Terrell, de la chatterie Starpoint, et aussi en France. Désormais le Sibérien s’inscrit dans le clan des grands chats « naturels » au même titre que le Maine coon, le chat des USA, le Norvégien, le chat d’Europe du Nord, le Turc de Van, venu d’Asie Mineure. Mais dans ce quatuor, le Sibérien affiche sa marque « de fabrique » : ses pattes sont un peu moins longues.


Suite de l’article,  se procurer le N°33 de Matou Chat

Version Téléchargeable >>>

Version papier >>>