LE RUSSE, le NEBELUNG Créature de rêve

Extrait de Matou Chat N°24

Par Brigitte Bulard-Cordeau

Photos Angeline Capri

Tel un nuage, léger, tout en douceur, il se déplace. Pattes longues et sveltes, petits pieds ronds, il glisse sur le sol. Un ange passe… On l’a appelé l’ange bleu mais le Russe est son vrai nom depuis qu’il a ses trois couleurs, bleu, blanc, noir, à l’instar de son sosie à poil long, le Nebelung, c’est-à-dire « couleur de brume ». On croit rêver !

Légende 

Sa bouche aux commissures légèrement relevées lui donne un air charmant et souriant. On dirait le Chat du Cheshire, de Lewis Caroll dans Alice au pays des merveilles.

LE CHAT QUI COMPREND TOUT

Beau comme un dieu, aimant et intelligent… Rien ne lui échappe de l’humain qu’il côtoie.  On le croit timide, réservé, il n’a pas froid aux yeux lorsqu’il se frotte à nos jambes pour exprimer sa tendresse. Il nous possède, lit comme dans un livre ouvert nos pensées, joies ou inquiétudes… sur le Russe, on vous en dit plus.

Une tête ! Il nous sonde, analyse, adapte son comportement à la situation, n’est-il pas d’une intelligence supérieure ? Le Russe est le chat qui comprend tout. N’a-t-il pas une tête originale, à nulle autre pareille au sein de la gent féline ? Un vrai cas de figure !

Son visage comporte sept faces planes. La première face plane va du dessus du crâne au front ; la seconde, du front au bout de nez. Observez le nez tout droit, concentrez-vous sur la ligne allant de l’extrémité du nez à la pointe du menton, vous verrez la troisième face plane du visage du Russe. Il faut encore ajouter deux faces symétriques de chaque côté du museau et encore deux autres faces symétriques, formées par les pommettes larges et hautes. Récapitulons, il y a bel et bien sept faces dans le visage de ce chat.

Le Russe sous toutes ses facettes

Mettez-vous droit devant lui pour mieux le contempler. Le Russe montre un visage triangulaire, très large au niveau des yeux. Son museau aux contours arrondis prolonge agréablement le triangle de la tête. C’est cette courbe précisément qui lui confère une certaine douceur car cette figure de Russe en réalité est comme tracée au cordeau. Nul ne peut rester indifférent au charme de son sourire… Quoi, un chat qui sourit ? Voyez sa bouche aux commissures relevées. On se demande alors si le Russe n’a pas emprunté son sourire énigmatique au chat du Cheshire dans Alice au Pays des Merveilles, sorti de l’imagination de l’Anglais Lewis Carroll.

Et dans cette figure géométrique s’impose la forme de ses yeux immenses, en coque de noix. Qui serait emplie d’une mer d’émeraude ! La couleur vous coupe le souffle mais ce qui frappe en premier et nous séduit, c’est son expression. Douceur, intelligence, réflexion.

Quelle belle harmonie avec le corps long et élégant, de format foreign, sans aucune lourdeur ! Léger, le Russe se déplace avec grâce sur ses longues pattes, bien proportionnées au corps. La queue est épaisse à la base, et de longueur moyenne. A le regarder marcher, on reste muet et silencieux face à la divinité que voilà. On évoque sa fourrure claire, son regard vert émeraude mais on ne doit jamais oublier ce détail notoire : « haut sur pattes ». Tel est le signe distinctif chez le Russe, ce chat repéré d’emblée en exposition. Et c’est ce qui explique sa meilleure façon de marcher. La grâce féline « personnifiée ».


Suite de l’article,  se procurer le N°24 de Matou Chat


Version téléchargeable >>>

Version papier >>>