LE BURMESE ANGLAIS Une beauté fatale

Extrait de Matou Chat N°15

Texte de Brigitte Bulard-Cordeau

Robe de satin et regard d’or, ce chat force l’admiration tant pour son élégance que pour son intelligence… Une beauté fatale, qu’un psychiatre, emmena en bateau de Birmanie à Los Angeles, ébloui par la robe de soie aux tons dégradés. Un  chat hors du commun !

A dire vrai, son destin n’a rien d’extraordinaire. Il est la copie conforme du Siamois dont les ancêtres pour l’un comme pour l’autre, ont été ramenés du sud-est asiatique vers l’Occident. A l’époque, de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, les Européens et les Américains étaient en poste dans ces contrées lointaines. Il n’était pas rare de croiser ces chats de rue, et plus d’un être humain s’est laissé charmer par ces divas félines. Porter une robe de soie en pleine rue n’est pas donné à n’importe qui !

Wong Mau, le premier Burmese repéré, attira le regard du Major Thomson, médecin en poste à Bangkok. Comment ne pas s’extasier devant cette petite chatte aux yeux d’or arborant avec grâce une robe marron toute en dégradés ? Un chat rare aux yeux du docteur Thomson. Il ne peut s’empêcher de s’approprier la belle féline pour la ramener avec lui à destination de l’Amérique. Confiante vis à vis de son protecteur, Wong Mau, installée à ses côtés, prend le bateau en 1930, direction Los Angeles. Une fois arrivé à bon port, le médecin ne lâche pas l’affaire, convaincu d’amener avec lui une perle rare. Il  consulte des amis éleveurs, prend conseil auprès d’un généticien. Des croisements sont réalisés avec d’autres chats venus de Thaïlande dont le Siamois qui, à l’époque, n’avait pas encore le type élégant qu’on lui connaît.

Une garde-robe enrichie

A la fin des années 50, la descendance de Wong Mau est embarquée vers la Grande-Bretagne. La coutume veut que l’on marie le Burmese avec le Siamois, et la tradition n’est pas près de s’éteindre. C’est à ce moment-là que le Burmese Anglais se détache de son frère américain. La différence s’établit nettement. Le premier s’impose par son type plus affiné et par sa garde-robe enrichie à merveille. Jolie surprise pour ses admirateurs qui découvrent une nouvelle palette de couleurs ! On devine alors le succès remporté haut la patte par le Burmese Anglais. So chic, so sweet !

Mais à quoi ressemble t-il exactement ? Le Burmese Anglais est un chat de taille moyenne. Il a un physique athlétique et harmonieux. Vue de face, la tête forme un triangle. Les pommettes sont hautes, le museau arrondi. De profil, le front aussi dessine un léger arrondi. On observe une cassure nette au niveau du nez, lequel paraît  tout droit. Et les oreilles ? Elles sont harmonieusement placées dans le prolongement du triangle. Comme il a de grands yeux ! Une réalité encore accentuée par la présence d’une ligne supérieure oblique et d’une ligne inférieure arrondie. L’élégant Burmese Anglais possède une encolure, de taille moyenne, bien musclée. Le corps est joli, bien dessiné, mais on ne peut renier certaines rondeurs notamment au niveau de la poitrine carrément large et forte. Les pattes sont plutôt fines, les pieds ovales. La queue est de longueur moyenne.


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