LE BENGAL Beauté fatale !

LE BENGAL

Extrait de Matou Chat N°36

Par Brigitte Bulard-Cordeau

Robe à rosettes ou marbrures, yeux verts, or ou bleus, ce grimpeur-coureur-nageur est le léopard tout craché. Son ancêtre. Mais s’il ressemble comme deux gouttes d’eau à ce chat sauvage, il ne vous quitte pas d’un pas, et sa beauté, sa grâce vont de pair avec son joli cœur. Irrésistible Bengal !

« Je suis le chat qui s’en va tout seul et tous lieux se valent pour moi. » Histoires comme ça, Rudyard Kipling (1865-1936),

Mais d’où vient cette splendeur féline ? C’est la première question que l’on se pose en observant ce bel athlète. Longue silhouette et tête fine, Il a la beauté d’un chat sauvage. Un félidé élégant et agile qui habite nos intérieurs, joue avec les enfants, et nous regarde de haut,  perché sur son arbre à chat, tout en étant toujours dans nos pattes… C’est intriguant.

Il a pour ancêtre Prionailurus bengalensis que l’on appelle appelé Chat du Bengal ou Chat léopard, lequel vit en Asie. C’est le chat le plus répandu du monde. De la taille d’un félin domestique, mesurant 60 cm de long, doté d’une queue de 40 cm, d’un poids de 3 à 4 kg, il passe sa vie dans le sud et l’est de l’Asie. Elégant et agile, Il chasse, grimpe aux arbres et nage à la perfection. Admirables sont ses yeux brun-jaune ou jaune verdâtre. Il a le nez brun-rose. Que de couleurs ! C’est sans compter son pelage jaune ocre ou brun. Il nous en met plein la vue lorsque l’on observe en détail sa robe, ornée de rosettes ou de taches annulaires, foncées à l’intérieur. Magnifique mais bien évidemment impossible à caresser !

Ce n’est pas le cas de notre Bengal, créé par les éleveurs, qui présente l’avantage d’avoir ce même côté sauvage mais partage nos jours, proche et caressant. Un miracle ? Il faut se plonger dans l’historique de cette race pour comprendre d’où vient cette réussite du côté des éleveurs. Comment ce félin à l’aspect sauvage s’est-il adapté à l’homme et à la vie dans nos intérieurs ?

Tout simplement parce que le Bengal a été créée par l’homme. En l’occurrence une femme, nommée Jean Mill, une généticienne vivant en Arizona. Cela remonte en 1983. La scientifique a cette idée originale de croiser un léopard et un chat domestique. Ni une ni deux, elle se met à l’ouvrage. Au bout de ses tentatives, elle explose de joie, Kin-Kin, le bébé Bengal arrive au monde, photographié sous toutes les coutures. L’événement est de taille. De ce même couple parental, installé à l’Université de David, elle obtient pas moins de huit chattes. Lesquelles seront mariées avec des chats de différentes races : Abyssin, Burmese, Mau Egyptien… Résultat des courses, naît un joli chaton. Satisfaction générale dans la sphère scientifique, admiration dans le milieu de  l’élevage, le premier Bengal voit le jour, son avenir est assuré.

En France, c’est en 1989, que l’on accueille le Bengal. Millwood Lady Benjï est la première femelle importée par Odile Caillard-Arnoux, dont le lien de parenté avec la présidente actuelle saute aux yeux. L’amour du Bengal se transmet d’une génération à l’autre.

Le charme d’un chat exotique

Les spécialistes ne s’y sont pas trompés. Millwood Lady Benjï deviendra la grande championne d’Europe et quadruple grande championne Tica. En 1993, honneur à Laka du Petit Poucet qui sera récompensée « Meilleur Bengal d’Europe ».  Côté public, même enthousiasme. Le Bengal remporte un succès grandissant. Le chat léopard qui semble sorti tout droit de la savane fait rêver. Il a cette beauté sauvage, de plus, on a le plaisir de pouvoir le caresser.


Suite de l’article,  se procurer le N°36 de Matou Chat

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